Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) : de quoi parle-t-on ?

Comme toutes les composantes de l’ensemble de la société, les entreprises prennent en compte aujourd’hui des préoccupations sociales et environnementales pour mener et gérer leur activité. Nombre d’entre elles ont pour objectif d’avoir un impact positif d’un point de vue écologique et social tout en étant viables économiquement. Dans ce cadre, on parle de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Cette pratique entrepreneuriale plus éthique et plus durable concerne autant les questions de gouvernance d’entreprise, que les conditions de travail, ou encore l’environnement.
La Responsabilité sociétale des entreprises : qui est concerné ?
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) a été définie par la Commission européenne comme: « un concept qui désigne l’intégration volontaire, par les entreprises, de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes ».
Au niveau international, une norme (ISO 26000) définit les grandes lignes directrices qui permettent de mettre en œuvre au mieux la RSE dans les entreprises, c’est-à-dire mettre en place des bonnes pratiques et conduites dans une entreprise désireuse de mener son activité commerciale, tout comme les relations qu’elle peut entretenir avec ses clients, fournisseurs, salariés, actionnaires, collectivités, média, etc., dans le respect d’un développement durable et soucieux du social.
Ainsi, 7 domaines en lien avec l’activité d’une entreprise sont pris en compte par cette norme et déterminent les champs de la RSE. Ils concernent les questions en lien avec la gouvernance de l’entreprise ; les droits de l’homme ; les relations et conditions de travail ; l’environnement ; la loyauté des pratiques ; les questions relatives aux consommateurs ; les communautés et le développement local.
La RSE ne s’accompagne pas pour une entreprise par l’octroi d’un label officiel attestant qu’elle s’est engagée à intégrer des principes du développement durable (enjeux économiques, sociétaux, sociaux et environnementaux) dans sa stratégie, ses activités et dans ses interactions avec ses parties prenantes internes ou externes. La RSE peut en revanche lui permettre d’obtenir des labels tels que par exemple le Label Diversité (diversité dans l'entreprise, communication, sensibilisation, formation en interne sur la diversité, etc.), ou encore le Label Égalité (pratiques de management favorisant l'égalité entre les hommes et les femmes, réduction des écarts de salaires, etc.).
La RSE est donc une démarche volontaire de dirigeants d’entreprise qui s’engagent à mener leur activité de manière socialement responsable et respectueuse de l’environnement. Toutes les entreprises, quels que soient leur taille, leur statut ou leur secteur d’activité peuvent s’engager dans une démarche RSE.
Comment mettre en place la Responsabilité sociétale des entreprises ?
En France, la Responsabilité sociétale des entreprises est encadrée par la loi. Ainsi, dans son article 1833, le Code civil indique qu’une société est « gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». Il permet donc aux entreprises d’intégrer la considération des enjeux sociaux et environnementaux dans leur objet social. De plus, l’article 1835 du même code, qui définit les dispositions légales en ce qui concerne les statuts d’une entreprise, précise que « les statuts peuvent préciser une raison d'être, constituée des principes dont la société se dote et pour le respect desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son activité ». Les entreprises qui souhaitent mettre en place la RSE ont donc tout le cadre légal pour le faire.
Ensuite, ces entreprises doivent clairement identifier les enjeux prioritaires de la RSE les concernant en fonction des principaux individus (fournisseurs, clients, actionnaires, salariés, etc.) ou groupes (collectivités, associations, presse, etc.) qui ont un intérêt dans leurs décisions ou activités. La détermination de ces enjeux environnementaux et sociaux implique au préalable un dialogue avec ces personnes.
Une fois ces éléments à atteindre dans le cadre de la RSE définis, il est indispensable pour les entreprises d’établir un plan d’action et d’y associer tous les salariés et dirigeants. Afin d’aider les responsables d’entreprise désireux de mettre en place la RSE et de cibler les enjeux prioritaires propres à chaque entreprise, il existe des outils en ligne, notamment proposés par les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), qui permettent de réaliser des autodiagnostics des besoins et objectifs en matière sociale et environnementale.
Lorsque la démarche RSE est bien avancée, un chef d’entreprise a la possibilité de la faire évaluer par un organisme de certification. Pour cela, ce dernier se base sur les lignes directrices définies par la norme ISO 26000.
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