Affacturage

L’affacturage est une technique de financement permettant à un créancier, à savoir l’entreprise qui utilise l’affacturage, de transférer à un établissement de crédit appelé « factor » ou « affactureur », le recouvrement de ses factures en échange d’une avance de trésorerie.

Nous vous expliquons l’affacturage simplement, son fonctionnement et l’intérêt qu’il représente pour une entreprise, afin que vous sachiez si cette solution représente une opportunité pour votre société, ou au contraire si elle est à éviter.

Qu’est-ce que l’affacturage ?

L’affacturage était autrefois utilisé par les entreprises en difficultés financières afin qu’elles puissent disposer de liquidités pour faire face aux aléas du quotidien et « tenir le coup » pour payer ses factures et dettes courantes.

Aujourd’hui, l’affacturage représente davantage une solution administrative simple pour déléguer la gestion des factures clients à un prestataire. Ainsi, l’affacturage consiste à confier à un organisme de crédit spécialisé le recouvrement de ses créances.

Concrètement, l’entreprise donne à l’affactureur la gestion de ses créances. L’affactureur paie à l’entreprise le montant de la facture en déduisant une commission. Charge à l’affactureur de recouvrer la créance due par le client. L’affacturage constitue une solution d’externalisation réservée aux factures B to B.

Bon à savoir : l’affacturage est méconnu des entrepreneurs alors qu’il permet de décharger l’entreprise des formalités administratives et de lui apporter rapidement de la trésorerie.

Comment ça fonctionne, en détail ?

L’affacturage est utilisé par de plus en plus d’entreprises en France et se développe grandement. Pour le mettre en place, il est nécessaire de signer un contrat avec le factor, qui régit les relations entre l’entreprise et l’affactureur.

Pour que l’affacturage soit accepté par l’établissement de crédit, il est nécessaire :

  • De démontrer la solidité de son entreprise (prévisionnel, bilans, etc.)
  • De vérifier la solvabilité des débiteurs (clients) de l’entreprise
  • De mettre en place si nécessaire des garanties concernant le processus de facturation

La plupart du temps, le contrat d’affacturage précise que toutes les factures de l’entreprise sont cédées au factor, et que ces dernières ne peuvent pas être déléguées à d’autres établissements de crédit.

Par ailleurs, le contrat d’affacturage mentionne généralement les points suivants :

  • Le prix payé au factor, avec le fixe forfaitaire, mais également la commission et les éventuels intérêts
  • Le rythme des avances de trésorerie (sur facture, à la semaine ou au mois…)
  • L’information des clients de la cession des factures, ou l’absence d’indication

Le développement de cette technique financière a donné jour à plusieurs types d’affacturage. Parmi les plus importants, on trouve :

  • L’affacturage classique ou « factoring »
  • L’affacturage confidentiel : les clients de l’entreprise ne savent pas que les factures sont confiées à une société d’affacturage
  • L’affacturage inversé ou « reverse factoring » : la société d’affacturage règle les factures de l’entreprise, qui ne les paiera qu’à l’échéance fixée entre les parties

Intérêts et limites de l’affacturage pour l’entreprise

Avantages de l’affacturage

Le premier intérêt de l’affacturage est évident pour l’entreprise qui y a recours, il met à l’abri des risques de non-paiement puisque la facture émise est directement payée par le factor. Il constitue donc une réelle garantie financière.

De la même façon, l’affacturage est sollicité par les PME puisqu’il permet de disposer très rapidement de trésorerie, inutile d’attendre 60 jours pour encaisser les factures. L’argent peut donc être réinvesti aussitôt pour faire croître l’entreprise.

Enfin, l’affacturage est une façon pertinente de déléguer la gestion de sa facturation et de se concentrer sur son cœur de métier, sans s’embarrasser avec l’administratif qui est délégué à un professionnel.

Inconvénients de l’affacturage

Si l’affacturage comporte des avantages, il a aussi quelques limites qui peuvent freiner les entrepreneurs. La première est bien entendu son coût, puisqu’il faut compter en moyenne 10 % des factures confiées, même si tout reste bien entendu négociable.

Par ailleurs, le risque de l’affacturage peut être la perte de confiance de certains clients, qui ne comprennent pas forcément pour quelles raisons ils n’ont pas affaire directement à l’entreprise auprès de laquelle ils ont passé contrat. Mieux vaut, notamment pour les PME, jouer sur la transparence dès le début pour éviter les incompréhensions et les relations commerciales conflictuelles.

Enfin, la société qui travaille en priorité avec des particuliers n’a que peu d’intérêt à recourir à l’affacturage ponctuel. Il est préférable pour elle de s’orienter vers le reverse factoring, notamment si elle a des fournisseurs qui demandent des paiements de créances immédiats.

Partager cette page sur les réseaux sociaux

Les derniers dossiers dans la rubrique Affacturage