Recruter un collaborateur handicapé, un atout pour l'entreprise : explications

93 % des employeurs ayant embauché une personne handicapée se déclarent satisfaits selon l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH). L’implication et la motivation de ces salariés sont les éléments mis tout particulièrement en avant par les chefs d’entreprise.
Outre l’obligation légale imposée aux entreprises d’au moins 20 salariés d’embaucher au minimum 6 % de personnes handicapées, ces dernières, par leurs compétences (au même titre qu’un salarié valide) et les aides spécifiques existantes pour favoriser leur insertion professionnelle, représentent de réels atouts pour une entreprise.
Un collaborateur handicapé a les mêmes compétences qu’un autre salarié
Les idées reçues ont la vie dure. En effet, contrairement à ce que l’on peut croire, dans une entreprise, la quasi-totalité des postes peuvent être occupés par une personne handicapée, moyennant quelques aménagements pour certains, en fonction du type de handicap du salarié.
D’autre part, être handicapé ne veut pas forcément dire être une personne en fauteuil ou nécessitant la mise en place de moyens importants pour transformer un poste de travail et le rendre accessible. Il existe de nombreux types de handicap : moteur, visuel, auditif, psychique, mental, provoqués par des maladies invalidantes ou encore de type cognitif comme l’autisme, la dyslexie, etc., qui ne nécessitent pas tous des aménagements de poste spécifiques et lourds dans une entreprise.
Comme n’importe quel salarié, un collaborateur handicapé doit être recruté, non pas en fonction des possibilités d’adaptation d’un poste déterminé à son invalidité, mais bien pour ses compétences et son savoir-faire. C’est d’ailleurs en ciblant le plus précisément les compétences nécessaires et manquantes dans une entreprise que le recrutement d’une personne handicapée a le plus de chance de réussir et d’être un atout pour une entreprise. De plus, comme l’indique l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH), les salariés handicapés sont reconnus pour leur volontarisme, leur motivation, leur forte capacité d’adaptation au marché du travail et ils sont même « considérés par leur employeur comme plus consciencieux et plus fidèles à l'entreprise ».
Recruter un collaborateur handicapé permet de bénéficier de conseils et d’aides
Un recrutement n’est jamais une opération facile pour un entrepreneur qu’il s’agisse de trouver le bon collaborateur valide, ou non. Porter son choix sur une personne handicapée a l’avantage pour le dirigeant d’une société, ou pour le responsable des ressources humaines, de pouvoir être accompagné et conseillé dans cette démarche qui peut parfois se révéler semée d’embûches. Un atout non négligeable donc pour faciliter l’embauche d’un nouveau salarié dans une entreprise.
Cet accompagnement est autant de l’ordre du conseil que financier. L’AGEFIPH, structure référente en matière d’insertion professionnelle des personnes handicapées, dispose ainsi de fonds destinés à financer des aides aux entreprises qui souhaitent recruter un collaborateur non valide. Ces soutiens prennent la forme d’aides à l'accueil et à l'intégration professionnelle grâce notamment à l’intervention de conseillers de l’AGEFIPH formés spécialement pour l’appui et l’accompagnement des entreprises. Ces derniers aident également à intégrer le handicap dans la politique de ressources humaines des sociétés concernées.
Mais il existe aussi des aides financières pour recruter un collaborateur handicapé. Des aides qui peuvent aller jusqu’à 3 000 euros, voire 10 000 euros pour une embauche dans le cadre d’un emploi d’avenir, d’un contrat de professionnalisation ou encore en apprentissage.
Mettre en avant la responsabilité sociale de son entreprise
Recruter un collaborateur handicapé, c’est aussi pour une entreprise, au-delà de l’obligation légale, un signe important quant à sa responsabilité sociale, « un geste concret de lutte contre les discriminations et l’exclusion » comme le souligne l’AGEFIPH.
Que ce soit en interne ou vis-à-vis de ses clients et partenaires, une entreprise qui embauche une personne handicapée démontre sa capacité à lutter contre les idées reçues. C’est aussi une bonne occasion de repenser les conditions de travail et les procédés de production dans leur ensemble. Action qui, au final, se répercute positivement sur l’ensemble des salariés d’une entreprise et favorise sa bonne marche .
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