Combien de jours de congés accorder aux salariés pour décès d'un proche ?
Tout salarié a le droit de s’absenter en cas de décès d’un membre de sa famille, notamment pour pouvoir assister aux obsèques, sans que des conditions d’ancienneté n’interviennent. La loi accorde un minimum de jours de congés dans ce cas-là, mais une convention collective ou un accord d’entreprise peut fixer un nombre différent de jours octroyés pour le décès d’un proche à condition qu’il ne soit pas inférieur à celui défini parla loi. Le nombre de jours de congés, ou plutôt, d’autorisation d’absence, varie également selon le degré de parenté du salarié avec le défunt.

Le nombre de jours de congés selon les liens de parenté du salarié avec le défunt
La loi prévoit qu’un employeur doit accorder un nombre de jours de congés minimum à ses salariés s’ils perdent l’un de leurs proches. Une règle à laquelle il n’est pas possible de déroger. Nous détaillons ci-dessous chaque durée légale selon le lien de parenté avec le défunt. Toutefois, une convention ou un accord collectif d’entreprise peut permettre aux salariés concernés de bénéficier d’une durée d’absence plus longue.
3 jours
Le nombre de jours de congés qui peuvent être accordés à un salarié dont le conjoint (époux, épouse, partenaire de Pacs ou concubin) est décédé est de 3 jours. Le même nombre de jours d’absence est octroyé pour le décès du père ou de la mère du salarié ou ceux de son conjoint, d’un frère ou d’une sœur.
5 jours
Pour le décès d’un enfant, le nombre de jours de congés accordé au salarié est porté à 5 jours.
La loi ne prévoit pas d’autorisation d’absence pour le décès d’un autre membre de la famille du salarié (grand-parent, beau-frère, belle-sœur, etc.). En revanche, des jours de congés peuvent, dans ces cas-là, être prévus par une convention collective ou un accord applicable dans l'entreprise.
Le salarié concerné doit prendre ses jours de congés pour décès d’un proche dans la période qui entoure l’événement mais pas forcément par exemple le jour même du décès ou le jour des obsèques. Il doit remettre un justificatif à son employeur pour prouver que son absence est due au décès d’un membre de sa famille et pour pouvoir bénéficier de ces autorisations d’absence spécifiques.
Comment sont décomptés les jours de congés pour le décès d’un proche ?
À moins d’autres dispositions prévues par une convention collective ou un accord d’entreprise, les jours de congés accordés à un salarié pour le décès d’un proche sont comptés en jours ouvrables, c’est-à-dire que tous les jours de la semaine sont pris en compte, à l'exception du jour de repos hebdomadaire (le plus souvent le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés dans l'entreprise.
Plutôt que de réels jours de congés, le temps légal octroyé à un salarié pour le décès d’un proche est considéré comme une autorisation d’absence. C’est pourquoi la durée de ce congé particulier ne peut pas être déduite du nombre de jours de congés payés annuels du salarié.
Ces congés pour décès d’un proche sont aussi assimilés à du travail effectif, c’est-à-dire comme si le salarié avait travaillé. En conséquence, ces jours d’absence sont payés normalement et ils sont pris en compte comme jours de présence dans l’entreprise pour déterminer les jours de congés annuels du salarié.
Dossiers similaires
-
Heures supplémentaires : règles et fonctionnement Les heures supplémentaires désignent toutes les heures de travail effectuées à la demande de l'employeur au-delà de la durée légale hebdomadaire de travail. En contrepartie, les salariés...
-
Qu'est-ce que la déclaration préalable à l'embauche (DPAE), ex-DUE ? Au préalable de toute embauche d’un salarié relevant du régime général de la sécurité sociale ou du régime social agricole, l’employeur doit effectuer une formalité administrative...
-
Holacratie : définition, quel intérêt d'une mise en place en entreprise ? L’holacratie désigne une méthode d’organisation applicable dans une entreprise, qui s’oppose à une organisation classique de type horizontal, c’est-à-dire où les décisions sont prises...
-
Congés payés : quelles sont les règles applicables en entreprise ? Selon les termes définis dans le chapitre 1er du Code du travail, "Tout salarié a droit chaque année à un congé payé à la charge de l'employeur". Les congés payés représentent un droit...
-
Quels sont les différents types de contrats de travail en France ? Une entreprise dispose de différents types de contrats de travail pour embaucher un futur salarié : le contrat de travail à durée indéterminée, à durée déterminée, temporaire,...
-
Qu’est-ce que le groupement d’employeurs ? Comment ça marche ? Il n’est pas toujours simple de recruter de nouveaux collaborateurs quand l’activité économique ne permet pas d’avoir une bonne visibilité sur l’avenir ou lorsque l’on est accaparé, en...
-
L'obligation d'emploi des personnes handicapées (OETH) : explications Vous êtes à la recherche d’un nouveau collaborateur ? Pourquoi ne pas embaucher une personne handicapée alors ? Le recrutement de personnes handicapées est d’ailleurs une obligation légale...
-
Rupture d'un contrat d'apprentissage : limites et procédure Un apprenti ou un employeur peuvent librement décider de mettre fin à un contrat d’apprentissage en cours. On parle alors de rupture de contrat d’apprentissage. Si ce procédé est encadré par...
-
Quelle différence entre faute lourde et faute grave ? Quelles conséquences pour le salarié ? La faute grave et la faute lourde commises par un salarié sont souvent des notions qui sont confondues. Si la faute grave se caractérise par un manquement du salarié vis-à-vis des obligations...
-
Licenciement économique : dans quel cas ? Quelle procédure ? Quelle limite ? Le licenciement économique est une procédure légale qu’un employeur peut mettre en place lorsque son entreprise doit faire face à des difficultés d’ordre économique ou à des mutations...
-
Pourquoi et quand faire appel à un cabinet de recrutement ? Pour une entreprise, recruter un collaborateur est une procédure longue, chronophage, qui se compose de multiples étapes qui peuvent être difficiles à gérer, sans compter que le succès n’est...
-
Comment régler un conflit à l'amiable entre salarié et employeur ? En principe, le conseil de prud'hommes (CPH) est compétent pour régler les conflits entre salariés et employeurs qui peut survenir, par exemple, à l'occasion de la rupture d'un contrat de...

