Comment faire un bon de commande ? Méthode et obligations légales

Si, en matière de transaction commerciale, le bon de commande n’est pas obligatoire, contrairement à une facture par exemple, son utilisation est largement admise. Ce document signé par les deux parties fixe un cadre juridique et commercial précis à une opération entre une entreprise et un client, et officialise un engagement réciproque.
À quoi sert un bon de commande ?
Un bon de commande est un document commercial qui fait office de contrat de vente. Il est la preuve écrite qu’une commande est effectuée entre un client et un fournisseur. Le bon de commande précise et détaille l’objet d’une opération commerciale. Il doit être signé par les deux parties.
Le bon de commande est indispensable autant pour le client que pour le fournisseur car, une fois signé, il devient un document qui entraîne des obligations réciproques. D’une part, l’entreprise fournisseur s’engage à livrer le produit (ou la prestation) mentionné dans ce document commercial, et, d’autre part, le client s’engage à réceptionner la commande et à la payer.
Un bon de commande n’est pas obligatoire à l’occasion d’une transaction commerciale. Il est cependant vivement conseillé car il la sécurise et sert de preuve en cas de contestation ultérieure.
Que faire mentionner sur un bon de commande ?
Le contenu d’un bon de commande varie notamment en fonction du type de client, consommateurs ou professionnels, en raison d’une législation différente applicable. Pour que leurs bons de commande soient conformes à la législation, toutes les entreprises immatriculées au registre du commerce et des sociétés (RCS) doivent obligatoirement y faire paraître les informations suivantes :
- l’identité de l’entreprise à qui la commande est passée, c’est-à-dire sa dénomination sociale, son numéro SIREN, sa forme juridique, l’adresse de son siège social, son numéro d’identification au RCS suivi du nom de la ville du greffe auprès duquel l’entreprise est immatriculée ;
- l’identité du client lorsqu’il s’agit d’un client professionnel : sa dénomination sociale ou les nom et prénom pour les entreprises individuelles, son numéro SIRET, sa forme juridique, son adresse. Les mentions des nom et prénom de la personne qui passe la commande ne sont pas obligatoires, mais conseillées ;
- le numéro et la date de la commande. Ce numéro doit être unique et reporté sur la facture une fois la transaction effectuée ;
- la description détaillée de la commande, c’est-à-dire le nom des produits ou biens commandés, leur quantité, leur prix unitaire hors taxe (HT) et le taux de TVA applicable. S’il s’agit d’une prestation de service, le bon de commande doit aussi indiquer la durée de réalisation estimée ;
- le montant de la commande. Doivent apparaître le total HT pour chaque ligne de produits commandés et le montant total HT et toutes taxes comprises (TTC) de la commande ;
- le numéro individuel d’identification à la TVA de l’entreprise ;
- les conditions de livraison, c’est-à-dire la date de livraison de la commande et les frais éventuels de port ;
- les conditions de paiement, c’est-à-dire le mode de règlement, les délais et les éventuels acomptes.
Les conditions générales de vente (CGV) d’une entreprise telles que la garantie, les modalités d’exécution, le délai de rétractation du client, les recours possibles en cas de litiges, etc., ne sont pas obligatoires sur un bon de commande, mais fortement conseillées pour s’assurer qu’elles soient bien acceptées par le client.
Si cela est le cas, l’entreprise émettrice d’un bon de commande doit indiquer qu’elle est en liquidation et, si besoin, mentionner la qualité de locataire-gérant ou de gérant-mandataire de l’entreprise.
Une entreprise qui ne fait pas figurer les mentions obligatoires sur ses bons de commande s’expose à une amende et à la dénonciation de la commande elle-même par le client.
Dossiers similaires
-
Sous-traiter l'établissement des bulletins de paie : avantages et inconvénients
L’établissement des bulletins de paie est une responsabilité qui incombe bien souvent au département des Ressources Humaines. Et c’est une tâche qui demande à la fois beaucoup de travail et...
-
Intégrer un nouvel associé dans l'entreprise : conseils et précautions
Intégrer un nouvel associé dans une société n’est pas un acte anodin. Cette opération a notamment des incidences sur le capital social et la répartition des parts sociales entre les...
-
Taxe d’apprentissage : quel fonctionnement, quel taux ?
La taxe d’apprentissage a été mise en place en vue d’inciter les entreprises à participer au financement de l’apprentissage et des formations professionnelles. Calculée sur la base de la...
-
Comment calculer les pénalités de retard de paiement entre entreprises ?
Dans la majorité des cas, le délai de paiement d’une facture est fixé à 30 jours après réception du produit ou après l’exécution de la prestation. Néanmoins, selon les conditions...
-
Secrétariat à distance : fonctionnement, mission, coût
A l’heure actuelle où le télétravail se développe, le secrétariat à distance est un service qui trouve tout son sens. Pourtant, ce type de prestation existe depuis de nombreuses années. Il...
-
Ebitda : définition et utilité. Comment le calculer ?
L'Ebitda est un indicateur financier qui apparaît dans les documents liés au budget d'une entreprise et qui permet de savoir si cette dernière est rentable, c'est-à-dire estimer si son activité...
-
Le back-office d'une entreprise : qu'est-ce que c'est ? Quelle définition ?
Le back-office est la partie d'une organisation qui s'occupe de toute la gestion des informations et du soutien des process internes. Le terme date d'une époque où les entreprises organisaient...
-
Intrapreneuriat : définition, caractéristiques et mise en place
L’intrapreneuriat est une pratique qui consiste à permettre à des salariés d’une entreprise de disposer des moyens et du temps nécessaires pour réfléchir et agir afin de créer et...
-
Flat-tax : définition, fonctionnement et avantages !
La Flat-tax désigne un impôt applicable aux revenus et gains du capital, notamment donc aux associés d'une société qui reçoivent des dividendes, c'est-à-dire une part des bénéfices de leur...
-
Qu'est-ce qu'une TPE ? Définition, que représentent-elles dans l'économie ?
Si les critères qui définissent une très petite entreprise (TPE) sont restés les mêmes, la loi de modernisation de l'économie, votée en 2008, a rebaptisé cette catégorie d’entreprise en...
-
4 règles à suivre pour bien gérer son entreprise
Gérer une entreprise de manière efficace ne s’improvise pas. Un chef d’entreprise conscient de cette réalité doit mettre toutes les chances de son côté pour mener et développer son...
-
Qu'est-ce que le Cash-flow ? Quelle importance pour l'entreprise ?
Certains experts affirment que celui qui fait du cash-flow le paramètre central de son entreprise n'a pas à se soucier ni d’insolvabilité, ni d’éventuelles difficultés financières. D'autres...
