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Créer un camion pizza : procédure, réglementation, étapes pour réussir

Créer un camion pizza : quelles procédures, quelles règles ?

La création d’un camion pizza consiste tout simplement à créer une pizzéria ambulante. L’entrepreneur qui désire exercer cette activité peut le faire sous différents statuts juridiques. En revanche, il lui faut respecter tout un ensemble de règles et de procédures pour se lancer et pour espérer vivre de son métier. Faisons le point dans ce dossier.

Créer un camion pizza : comment préparer son projet ?

La création d’un camion pizza est une activité ambulante qui consiste à ouvrir une pizzéria sans local commercial, mais au sein d’un véhicule adapté. L’entrepreneur qui se lance dans ce projet est donc généralement soumis à des frais en matière d’investissement et d’aménagement moins importants que dans le cadre d’un restaurant traditionnel.

Toutefois, l’activité n’est pas pour autant plus facile à exercer, puisque la consommation des produits est limitée à la place restreinte du véhicule et impossible sur place, ce qui réduit globalement la fréquentation de la clientèle en cas de mauvais temps. En outre, le camion pizza ne peut être installé n’importe où. Il est indispensable d’obtenir une autorisation pour pouvoir placer son véhicule à un ou plusieurs emplacement(s), sachant que certains ne sont pas toujours stratégiquement intéressants et surtout peu pérennes.

Avant de se lancer dans cette activité, il est donc recommandé de prendre le temps de préparer soigneusement son projet.

Choisir les emplacements

Pour exercer son activité, le créateur du camion pizza doit choisir un ou plusieurs emplacements où installer son véhicule. Ces emplacements ne doivent pas être choisis au hasard, car ils doivent être stratégiquement intéressants. Il est important que ces lieux soient des sites de passage, fréquentés aux heures d’activité du professionnel, avec des possibilités de stationnement aisé à proximité, etc.

L’entrepreneur doit fixer des jours d’ouverture pour sa pizzéria ambulante et indiquer clairement les emplacements occupés aux jours correspondants afin de permettre à sa clientèle de mieux le suivre.

Obtenir l’autorisation pour les emplacements choisis

Choisir des emplacements est une chose, mais il faut obtenir une autorisation pour les occuper. Une demande devra être formulée pour chaque emplacement.

  • Pour un emplacement sur le domaine public, sans emprise au sol, il est nécessaire de demander un permis de stationnement auprès de la mairie de la commune concernée ou auprès de la préfecture. L’entrepreneur devra s’acquitter d’une redevance pour ce faire.
  • Pour un emplacement au sein d’un marché ou d’une halle de marché, il est indispensable d’obtenir une autorisation d’occupation temporaire de l’espace public auprès de la mairie. Là encore, l’entrepreneur devra s’acquitter d’un droit de place.
  • Pour un emplacement sur un terrain privé, l’entrepreneur devra impérativement obtenir l’autorisation du propriétaire de l’emplacement et s’acquitter du montant exigé par ce dernier.

Il est à noter que lorsque le camion pizza est installé sur un emplacement situé dans une commune qui n’est pas celle dans laquelle l’entreprise est domiciliée, l’entrepreneur doit obligatoirement demander une carte de commerçant ambulant pour travailler. Délivrée par le Centre de formalités des entreprises (CFE) compétent pour une durée de 4 ans renouvelable, elle peut être demandée en ligne et téléchargée. Le CFE – qui peut être la Chambre de commerce et d’industrie ou la Chambre des métiers et de l’artisanat – dispose de deux mois pour remettre sa réponse. Passé ce délai, une absence de retour vaut refus.

Dès lors que la carte de commerçant ambulant est accordée à l’entrepreneur, ce dernier doit verser une redevance de 15 euros dans le mois qui suit son attribution et le même montant sera exigé lors de chaque renouvellement, dans un délai maximal de 15 jours. S’il emploie des salariés, chacun doit pouvoir en présenter une copie en cas de contrôle.

Établir un prévisionnel financier

Avant de se lancer, il est recommandé d’établir un prévisionnel financier qui permettra à l’entrepreneur de mieux évaluer ses besoins en matière de budget pour monter son activité et pour la pratiquer au quotidien. Cette approche chiffrée est également un bon moyen de prévoir certaines dépenses courantes, de définir un seuil de rentabilité et de se fixer des objectifs à atteindre pour vivre de son activité.

Le prévisionnel financier doit prendre en compte tout un ensemble de frais indispensables à l’exercice de l’activité.

Les dépenses sont larges, puisqu’elles comprennent à la fois :

  • les frais d’achat et d’aménagement du camion pizza ;
  • les frais administratifs (redevances, frais bancaires, comptabilité, publicité, etc.) ;
  • les frais d’assurances professionnelles ;
  • les frais d’entretien du camion ;
  • les frais liés à l’occupation des emplacements ;
  • les achats des matières premières pour la fabrication des pizzas ;
  • les frais en matière d’énergie (four, réfrigérateur, carburant, etc.) ;
  • les frais d’emballage des produits vendus.

Le chiffre d’affaires sera quant à lui lié aux ventes de pizzas et à la politique tarifaire appliquée par le professionnel.

Le créateur du camion pizza peut se dégager une bonne marge financière de production. Il peut librement fixer sa politique tarifaire et choisir également des produits et des ingrédients qui pourront impacter sa marge plus ou moins favorablement. Néanmoins, pour perdurer dans le métier, il est conseillé d’avoir un discours cohérent et adapté au lieu d’exercice. En fonction de la clientèle visée, il sera préférable de proposer des produits moins chers (dans un milieu étudiant par exemple) ou au contraire des pizzas de qualité et plus coûteuses (dans un secteur plus familial, aisé, etc.). Si le prix est librement fixé, il doit être lié à la qualité des ingrédients choisis et des produits proposés.

Quelle procédure suivre pour créer un camion pizza ?

Pour pratiquer son activité de camion pizza, l’entrepreneur doit choisir un statut juridique et solliciter son immatriculation auprès des instances concernées.

Créer un camion pizza est une activité qui peut être exercée sous différents statuts juridiques.

  • Si l’entrepreneur travaille sans associé, il peut créer une entreprise individuelle, une entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL), une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou une société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU).
  • Si l’entrepreneur travaille avec un ou des associé(s), il peut opter pour une société à responsabilité limitée (SARL) ou une société par actions simplifiée (SAS).

En fonction du statut juridique choisi, l’entrepreneur devra ensuite procéder à l’immatriculation de son entreprise auprès de son CFE compétent.

Quelles sont les règles à respecter pour créer un camion pizza ?

La création d’un camion pizza est une activité soumise à de multiples règles et au respect de normes qui entrent dans le cadre de la restauration rapide.

Les règles à respecter quant au véhicule

Lorsque l’entrepreneur achète son camion, celui-ci doit être impérativement conforme à la législation en vigueur. Sa carte grise doit ainsi comporter la mention « VASP Magasin ».

L’usage des bouteilles de gaz est également réglementé. Elles doivent être placées à l’extérieur du véhicule. Si l’entrepreneur utilise du gaz de pétrole liquéfié, il doit obtenir un certificat NFS 56200 et solliciter un diagnostic de l’installation. Quoi qu’il en soit, un extincteur est exigé à bord du camion pizza.

Les règles à respecter quant à la restauration rapide

L’entrepreneur doit avoir suivi une formation relative aux règles en matière d’hygiène auprès d’un organisme agréé. Il en est toutefois dispensé s’il peut justifier d’une expérience professionnelle de trois ans au moins dans le domaine alimentaire au poste de responsable ou d’un diplôme de niveau V listé dans l’arrêté du 25 novembre 2011.

Il lui faut également se soumettre et respecter les consignes en matière d’hygiène et de sécurité sanitaire applicables dans la restauration rapide.

Enfin, en cas de vente de boissons alcoolisées, il devra obtenir une licence adaptée. En revanche, il n’a pas le droit de vendre des boissons de 4e et 5e catégories au détail, que la consommation soit effectuée sur place ou à emporter.

Les assurances professionnelles obligatoires

L’entrepreneur doit assurer son véhicule et souscrire un contrat d’assurance qui le protège dans le cadre de l’exercice de son activité (responsabilité civile professionnelle, risque d’incendie, risque d’accident, etc.).

 
 

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