Comment vendre une entreprise (TPE ou PME) ?

Vendre une entreprise se prépare bien en amont. L’anticiper, c’est assurer sa valorisation et la céder au moment opportun. La vente d’une entreprise ne se fait pas en un jour. Elle demande du temps et de l’énergie. On considère généralement qu’il faut au minimum un an pour vendre une entreprise. Nos conseils pour aborder au mieux cette étape dans la vie d’un chef d’entreprise.
Bien anticiper la vente de son entreprise
La décision de vendre son entreprise ne se prend pas à la légère. Il est nécessaire de se poser les bonnes questions pour savoir si c’est effectivement le bon moment pour céder sa société. D’abord, le chef d’entreprise doit bien anticiper l’après-vente en définissant clairement ses objectifs personnels une fois l’entreprise vendue. Ensuite, en présence de plusieurs associés, il faut s’assurer qu’ils sont tous d’accord pour réaliser cette vente.
Enfin, il est important de bien réfléchir à quels types de professionnels on souhaite revendre son entreprise en termes de profil et de compétences. L’avenir des salariés doit aussi entrer en compte. À noter que dans les entreprises de moins de 50 salariés, ces derniers doivent être informés de la cession de la société au plus tard 2 mois à l’avance afin de leur permettre de présenter une offre de rachat commune ou individuelle éventuelle.
Bien déterminer le périmètre de la vente
Il est primordial de bien définir le périmètre de la cession de son entreprise, c’est-à-dire préciser ce que vous souhaitez vendre entre un seul fonds de commerce, un fonds de commerce et les murs, des parts sociales, des éléments de l’actif ou encore une partie seulement de l’activité de l’entreprise.
Déterminer la valeur d’une entreprise avant de la vendre
Connaître la valeur de son entreprise est déterminant pour envisager sa vente. C’est elle qui va notamment permettre de définir son prix de vente. Cette valeur est estimée à partir de la rentabilité, c’est-à-dire le rapport entre le résultat comptable et le chiffre d’affaires, actuelle et à venir de l’entreprise. Une entreprise en vente doit pouvoir afficher de bons résultats, ainsi que de belles perspectives d’avenir, pour que l’opération se déroule dans les meilleures conditions. Plus l’entreprise sera au top de sa forme, plus elle se vendra mieux et plus facilement.
Élaborer un business plan
Pour attirer les acheteurs, il est important de mettre en valeur son entreprise et de décrire réellement sa santé économique. Un business plan s’avère être un très bon outil pour atteindre ces objectifs. Ce document permet en effet de lister les forces de l’entreprise, de mettre en avant son savoir-faire, de décrire son positionnement sur le marché et de détailler sa stratégie.
Un business plan donne également la possibilité de montrer que l’entreprise à vendre est une entreprise qui a obtenu de bons résultats grâce aux actions qui ont été entreprises par ses dirigeants, et, au final, qu’elle représente un investissement de qualité et fiable, ainsi qu’un placement intéressant pour son nouvel acquéreur.
Faire jouer la concurrence entre acheteurs
Une entreprise se vendra d’autant mieux pour ses dirigeants si plusieurs acheteurs sont intéressés. Même si un prix de vente a été fixé, il est plus probable qu’il sera supérieur à cette première mise à prix si plusieurs acheteurs se concurrencent pour la racheter. Des cabinets spécialisés dans la vente d’entreprises sont les meilleurs alliés pour réussir ce type d’opération. Vendre une entreprise demande en effet du temps et de l’énergie. Il faut également connaître tous les rouages qui permettent de vendre au meilleur prix sa société. En faisant appel à des professionnels spécialisés dans la vente et la cession d’entreprises, vous êtes assurés de voir s’appliquer les techniques de commercialisation et de négociations les plus performantes.
Les étapes de la procédure de vente d’une entreprise
La vente d’une entreprise répond à une succession de démarches dont nous mentionnons ici les principales étapes. Pour connaître leur détail, l’Agence France entrepreneur (AFE) met à disposition sur son site Internet un guide complet « Du cédant au repreneur ».
Le compromis de vente
Lorsqu’un acquéreur est intéressé par l’entreprise en vente, il doit rédiger une lettre d’attention d’achat. Ensuite, un compromis de vente est signé sous conditions d’obtention d’un crédit pour l’acquéreur et de la réalisation d’un audit de l’entreprise.
La signature du contrat de vente ou du protocole d’accord
Le contrat de vente, ou protocole d’accord, d’une entreprise doit contenir des garanties qui assurent à l’acheteur que les comptes et les résultats de l’entreprise sont bien conformes à ceux annoncés par le vendeur. À défaut, ce dernier peut être contraint de dédommager l’acheteur.
Le contrat de vente spécifie généralement une clause de non-concurrence qui oblige le vendeur à ne pas recréer une activité qui pourrait entrer en concurrence avec celle de son ancienne entreprise.
Les formalités administratives
Le chef d’entreprise qui vend sa société doit déclarer dans les 30 jours sa fin d’activité soit auprès du greffe du tribunal de commerce dont l’entreprise dépend, soit au Centre de formalités des entreprises (CFE) compétent en fonction de la nature de l’activité de la société.
Dossiers similaires
-
Qu'est-ce qu'un bilan comptable ? Peut-on le faire soi-même ?
Toutes les entreprises ont pour obligation de tenir une comptabilité en bonne et due forme, selon des règles bien précises. Le bilan comptable est l’un des documents qui la composent avec le...
-
Franchiseur : quelles obligations vis-à-vis de ses franchisés ?
La franchise est un mode de fonctionnement qui rencontre de plus en plus de succès puisqu’il génère plus de 60 milliards d’euros par an. Ce modèle séduisant s’avère plus rassurant pour...
-
L'Excédent Brut d'Exploitation (EBE) : explication et calcul
L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) est un indicateur financier indispensable à connaître pour tout chef d’entreprise. Selon qu’il est positif ou négatif, il indique si l’activité...
-
Transition digitale : de quoi parle-t-on ? N'est-ce pas déjà trop tard ?
Dans le monde de l'entreprise, la transition digitale, que l'on peut définir comme la numérisation de l'ensemble des services, est considérée comme la nouvelle révolution industrielle. Le...
-
Organigramme en entreprise : quelle utilité ? Comment le mettre en place ?
Un organigramme est très utile à concevoir pour une entreprise, surtout lorsqu’elle se développe. Il s’agit d’un schéma destiné à représenter visuellement la structure d’une...
-
Top 10 des entreprises les plus riches de la planète !
Malgré les turbulences qui touchent le monde de l'économie, et donc la croissance, à travers le monde en raison de la récente crise sanitaire planétaire, de la guerre en Ukraine et de la...
-
Comment quitter un réseau de franchise ?
Bon nombre d’entrepreneurs préfèrent se lancer par le biais d’un réseau de franchise et optent pour un contrat qui peut les aider à développer leur activité. Il faut reconnaitre que...
-
La logistique en entreprise : définition, importance, gestion
Au sein d’une entreprise, la logistique est un volet essentiel qui consiste à gérer les ressources de la société en vue de répondre à ses besoins et avec pour finalité de remplir ses...
-
Actionnaire salarié : définition, rôle, avantages et inconvénients
Être actionnaire salarié constitue l'une des formes qui permet d'épargner dans son entreprise, soit de placer son argent dans le capital social de cette dernière pour espérer des gains si son...
-
Centre de Formalités des Entreprises (CFE) : quelles fonctions, quelles missions ?
Vous souhaitez créer une entreprise ou tout simplement la modifier voire l’abandonner ? Nul doute que vous aurez besoin d’aller vous adresser à votre Centre de Formalité des Entreprises ou CFE...
-
Taxe d’apprentissage : quel fonctionnement, quel taux ?
La taxe d’apprentissage a été mise en place en vue d’inciter les entreprises à participer au financement de l’apprentissage et des formations professionnelles. Calculée sur la base de la...
-
Impôts sur la production : pour qui, quand, comment ?
Les impôts sur la production, dus par les entreprises, sont difficiles à définir précisément car ils en existent une myriade, plus d'une dizaine. En se basant sur certaines définitions...
