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Crédit professionnel pour une reprise d'entreprise : conseils et simulation

Crédit professionnel pour une reprise d'entreprise : conseils et simulation

Reprendre une entreprise suppose plusieurs étapes. Il faut déterminer un projet, analyser le secteur d’activité et la concurrence, chercher et trouver l’entreprise, s’assurer de la rentabilité.

Parmi ces étapes, une est capitale : le financement de la reprise d’entreprise. Le repreneur peut solliciter un crédit professionnel avec un apport personnel suffisant. D’autres dispositifs existent. Focus sur le crédit professionnel pour une reprise d’entreprise et nos conseils pour en trouver un dans les meilleures conditions.

Qu’est-ce qu’un crédit professionnel ?

Le crédit professionnel est un prêt accordé uniquement aux entreprises et entrepreneurs pour financer des besoins ou un projet lié à leur activité professionnelle. Le crédit professionnel est de différents types, à court, moyen et long terme avec un taux d’intérêt et une durée spécifique. En fonction du projet, un type de crédit convient mieux qu’un autre. Il accompagne l’entreprise durant toute son existence : de sa création, à son développement en passant par sa transmission ou la reprise d’une activité. Le crédit professionnel est accessible à toute structure quels que soient la nature, le statut et le secteur d’activité. On distingue :

  • Le crédit professionnel classique amortissable pour financer des biens corporels ou incorporels.
  • Le crédit de trésorerie à court terme de type découvert, cession Dailly, affacturage ou facilité de caisse.
  • Le crédit-bail ou leasing pour louer un bien matériel, mobilier ou immobilier avec option d’achat en fin de prêt.
  • Le crédit immobilier ou prêt in fine professionnel.
  • Le crédit renouvelable pour financer des besoins ponctuels grâce à une réserve d’argent disponible immédiatement.

Quel type de crédit professionnel envisager avec une reprise d’entreprise ?

Dans le cadre d’une reprise d’entreprise, le repreneur peut envisager plusieurs solutions pour la financer. Il peut se tourner vers les établissements financiers et solliciter un crédit professionnel à moyen terme. Il peut aussi demander un prêt au cédant de l’entreprise. Le repreneur peut aussi envisager du crowdfunding ou un financement solidaire. Voici trois possibilités de crédit envisageables avec une reprise d’entreprise.

Le crédit professionnel bancaire

Les banques octroient un crédit de reprise d’entreprise pour une durée maximale de sept ans. Le capital prêté couvre au maximum 70 % du montant total de l’acquisition. Pour y prétendre, le repreneur doit amener de solides garanties comme une hypothèque, un nantissement ou encore une caution solidaire et personnelle. Il doit aussi le plus souvent disposer d’un apport personnel.

Le contrat de développement transmission

Délivré par la banque publique d’investissement Bpifrance, le contrat de développement transmission est un prêt destiné à couvrir une partie du financement d’une reprise d’entreprise de type TPE ou PME. Son montant varie de 40 000 à 650 000 € et n’excède pas 40 % du montant total de l’acquisition. Il est systématiquement adossé à un crédit professionnel bancaire. Bpifrance garantit le crédit d’une reprise d’entreprise avec un cautionnement appelé Garantie Transmission à hauteur de 50 % et même 70 % du capital.

Le crédit vendeur

Le cédant de l’entreprise peut proposer un prêt au repreneur. Cette solution s’envisage dans le cas où le repreneur et le vendeur se connaissent bien. Le crédit vendeur est de courte durée, en principe trois ans. Son taux d’intérêt peut être de zéro si le prix de vente n’est pas négocié par le repreneur. Néanmoins, le capital prêté n’excède pas 50 % du montant total de la reprise. Le restant est complété par un crédit professionnel ou des fonds propres.

Quels conseils suivre pour trouver le financement d’une reprise d’entreprise ?

Lors d’une reprise d’entreprise, le repreneur trouve les financements nécessaires plus facilement qu’avec une création d’entreprise. Les établissements bancaires se basent sur les bilans des années précédentes pour estimer les risques. Elles ont une analyse financière précise qui garantit ou non la capacité de remboursement du repreneur. Avec une clientèle existante, une marque établie, une chaîne de production et un outil de travail éprouvé, le repreneur a des arguments à faire valoir. Il doit cependant suivre quelques conseils pour obtenir un crédit professionnel et engager sa reprise d’entreprise.

Conseil n°1 : Disposer de fonds propres

Pour démontrer son sérieux et sa motivation, le repreneur doit disposer d’un apport personnel d’environ 25 à 30 % du montant total de la reprise d’entreprise. Il peut s’agir d’économies personnelles, de dons familiaux, d’une aide publique ou encore de la revente d’un bien. Des investisseurs peuvent également participer avec la création d’une société de participation. Des fonds provenant de particuliers peuvent aussi être récoltés via une plateforme de financement participatif ou crowdfunding.

Conseil n°2 : Définir avec rigueur son projet de reprise

Obtenir un crédit professionnel pour une reprise d’entreprise suppose de réaliser un bon montage financier. Pour cela le repreneur doit être au fait des choix possibles dans le cadre d’une reprise :

  • soit un rachat du fonds de commerce ;
  • soit un rachat des actions ou parts sociales.

Avec le 2e cas, le repreneur devient propriétaire de la société ce qui sous-entend également propriétaire des créances, des dettes, de la trésorerie et de l’outil de travail.

Conseil n°3 : S’entourer d’experts

Le repreneur de l’entreprise doit s’entourer d’experts pour mener à bien sa reprise. Il s’appuie sur les conseils d’un avocat pour le cadre juridique. Un conseiller ou un expert-comptable l’aident dans la préparation du business plan.

Conseil n°4 : Préparer un dossier complet avec un business plan solide

Le business plan d’une reprise d’entreprise doit être précis, documenté et proposer une réflexion stratégique. Le repreneur y consacre du temps. Sa réalisation permet de comprendre les rouages de l’entreprise pour communiquer efficacement avec ses futurs partenaires. Le business plan inclut un volet financier prévisionnel basé sur les bilans et le compte de résultats.

Conseil n°5 : Comparer les offres de crédit professionnel

Pour trouver une offre de crédit professionnel avec un taux d’intérêt compétitif, le repreneur met en concurrence les prestataires du marché. Via un comparateur en ligne ou avec un courtier expert indépendant, il obtient des devis adaptés à son financement de reprise d’entreprise.

Comment obtenir une simulation de crédit professionnel pour une reprise d’entreprise ?

Avant de se lancer dans une recherche de partenaires financiers, le repreneur s’assure de la faisabilité de son projet. Il a trouvé l’entreprise qu’il souhaite racheter. Il a réuni les fonds propres à hauteur de 30 % du capital total. Il a analysé la rentabilité de l’entreprise et calculé son ROI. Il peut maintenant simuler via un simulateur en ligne sa demande de crédit professionnel bancaire. Il visualise en quelques minutes son éligibilité au crédit avec un aperçu :

  • du montant de la mensualité ;
  • du TAEG ;
  • du TAEA ;
  • du coût total du crédit.

Plus parlant, voici ci-dessous l’exemple d’une simulation de crédit professionnel pour reprise d’entreprise. L’entreprise est vendue au repreneur 500 000 €. Il dispose d’un apport personnel de 50 000 € et d’un financement solidaire de 100 000 €. Les 70 % restants sont financés par un crédit professionnel.

Capital emprunté

Durée du crédit

TAEG

Mensualité (avec assurance)

Coût total du crédit (avec assurance)

350 000 €

84 mois

2,5 %

54 554,55 €

381 881,30 €

La reprise d’entreprise se révèle parfois difficile si le projet n’est pas mené de façon rigoureuse notamment en ce qui concerne son financement. Les fonds à réunir sont importants. Ils se composent pour partie de fonds propres et d’aides ou de crédits. Le crédit professionnel pour une reprise d’entreprise délivré par les banques est de ceux-là. Le cédant peut aider le repreneur avec un prêt spécifique souvent sans intérêt. Les femmes qui créent, reprennent ou développent une entreprise peuvent bénéficier du FIGF, fonds de Garantie à l’initiative des femmes. Le prêt bancaire délivré sans caution personnelle apporte jusqu’à 70 % des fonds nécessaires.

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