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Crédit professionnel pour acheter un fonds de commerce : conseils et simulation

Crédit professionnel pour acheter un fonds de commerce : conseils et simulation

En France, tous les ans, environ 40 000 fonds de commerce changent de propriétaire. Les plus sollicités sont les boulangeries, les restaurants ou encore les salons de coiffure.

Le cessionnaire (l’acheteur) a très souvent besoin d’un financement pour compléter son apport personnel indispensable. Une solution est le crédit professionnel accordé par un établissement bancaire ou un organisme de crédit. Nécessaire à tous les stades de la vie d’une entreprise, le crédit professionnel finance de nombreux projets. Intéressons-nous dans cet article au crédit professionnel pour acheter un fonds de commerce, ses alternatives, quelques conseils d’octroi et l’intérêt de la simulation avant la mise en concurrence.

Qu’est-ce qu’un fonds de commerce ?

Le fonds de commerce se compose de l’ensemble des biens corporels et incorporels utilisés pour une activité commerciale ou industrielle. Ces deux types de biens sont distincts, mais indissociables du fonds de commerce. Pour les biens corporels il s’agit par exemple de l’outillage, des machines, des marchandises ou encore du stock. Pour les biens incorporels, ce sont la clientèle, l’enseigne, les licences, la marque, etc. Ces biens constituent la valeur du fonds de commerce. Le vendeur appelé aussi le cédant vend donc les actifs au cessionnaire qui les rachète pour partie le plus souvent avec un crédit professionnel. Les fonds propres sont rarement suffisants pour ce type de financement souvent élevé.

Quelles sont les caractéristiques du crédit professionnel pour l’achat d’un fonds de commerce ?

Un crédit professionnel, comme son nom l’indique, finance exclusivement des investissements destinés à l’activité professionnelle : création, croissance, développement, transmission et reprise d’une entreprise. Il existe plusieurs types de crédit professionnel comme :

  • le crédit professionnel amortissable classique ;
  • le crédit-bail ;
  • le crédit de trésorerie ;
  • le crédit renouvelable ;
  • l’affacturage ;
  • le prêt immobilier ;
  • le prêt in fine.

En fonction du type de projet ou du besoin à financer, l’entrepreneur s’oriente vers un crédit professionnel adapté. Avec l’achat d’un fonds de commerce, le cessionnaire sollicite en premier lieu un crédit professionnel classique amortissable auprès d’une banque. Il finance maximum 80 % du capital, mais dans les faits plutôt 70 %. Les 30 % restants sont constitués d’un apport obligatoire de fonds propres ou de fonds d’investisseurs. La durée du crédit professionnel varie de deux à sept ans. Le taux d’intérêt négocié est plus ou moins favorable en fonction de la solvabilité de l’entreprise mais aussi des garanties et du nantissement du cessionnaire.

Un crédit-bail peut compléter le crédit professionnel pour acheter un fonds de commerce. Il s’agit d’une location de biens mobiliers ou immobiliers en échange de loyers mensuels versés à un crédit-bailleur. Le commerçant jouit de biens sans en être le propriétaire tout en bénéficiant d’une option d’achat à la fin du crédit. Dans le cadre de l’achat d’un fonds de commerce, le crédit-bail peut financer du matériel, un véhicule ou des murs.

Existe-t-il des alternatives au crédit professionnel pour acheter un fonds de commerce ?

Quand le montant du crédit professionnel pour acheter un fonds de commerce est insuffisant, des solutions existent pour le compléter. Le cessionnaire sollicite :

  • Un prêt d’honneur auprès de réseaux d’accompagnement comme l’ADIE : montant de 8 000 à 30 000 € sans intérêt ni garantie et d’une durée de remboursement de 3 à 5 ans.
  • Un contrat de développement auprès de la banque d’investissement Bpifrance : montant de 40 000 à 650 000 € pour financer maximum 40 % de la vente.
  • Un crédit vendeur : durée de un à trois ans pour financer au maximum 50 % du prix de vente du fonds de commerce.
  • Un prêt personnel sous forme d’un prêt à la consommation.

Pour acheter un fonds de commerce, en cas de refus d’un crédit professionnel, des alternatives sont à prendre en considération comme le crowdlending. Via une plateforme en ligne, des particuliers ou des entreprises financent tout ou partie du fonds de commerce en prêtant l’argent sous forme d’un prêt participatif. Le cessionnaire peut également solliciter l’investissement de ses proches. Ce soutien financier, appelé “Love Money”, est un appel privé à l’épargne des membres de sa famille ou de ses amis.

Comment obtenir plus facilement un crédit professionnel pour acheter un fonds de commerce ?

En principe, les banques accordent plus facilement un crédit professionnel pour acheter un fonds de commerce. Elles ont accès aux bilans précédents. Elles connaissent la rentabilité de l’enseigne et de la marque ce qui leur permet d’évaluer les risques avec davantage de précision. Quand une banque prête de l’argent, elle souhaite prendre un minimum de risques pour limiter autant que possible les défaillances de remboursement. Une garantie, un nantissement ou encore un apport en fonds en propres sont quasi systématiques pour acheter un fonds de commerce avec un crédit professionnel. Avec quelques conseils de bon sens, le cessionnaire peut augmenter ses chances d’octroi.

  1. Il définit un projet clair pour cibler le type de fonds de commerce à reprendre.
  2. Il constitue un apport en fonds propres bien avant la recherche du fonds de commerce et au minimum 20 % du montant de l’achat.
  3. Il considère toutes les solutions de financement possibles pour ne rien omettre des possibilités.
  4. Il rassemble tous les documents à fournir avec le dossier de crédit.
  5. Il élabore un plan de financement rigoureux avec des tableaux prévisionnels précis.
  6. Il met en concurrence les offres avec l’aide d’un courtier en crédit professionnel ou via un comparateur en ligne.
  7. Il prépare son entretien avec le conseiller bancaire pour ne rien négliger.
  8. Il négocie le taux d’emprunt pour obtenir les meilleures conditions de crédit.

Pourquoi la simulation est essentielle avec un crédit professionnel pour acheter un fonds de commerce ?

Un cessionnaire a tout intérêt à recourir à la simulation de son projet avant de solliciter un financement. Il évalue ainsi rapidement la faisabilité de son acquisition et son éligibilité au crédit professionnel. Grâce à un simulateur en ligne, gratuit et sans engagement, il obtient un aperçu :

  • du capital ;
  • de la durée du crédit ;
  • du taux d’intérêt ;
  • de la mensualité ;
  • du coût total du crédit.

Voici ce que cela donne pour l’achat d’un fonds de commerce d’une valeur de 150 000 € avec un crédit professionnel.

Capital emprunté

Apport fonds propres

Durée du crédit professionnel

TAEG

Mensualité (hors assurance)

Coût total du crédit (hors assurance)

105 000 €

45 000 €

7 ans

1,5 %

1 317,55 €

110 674,50 €

Acheter un fonds de commerce peut se faire avec divers types de financement notamment un crédit professionnel amortissable classique d’une durée maximale de 7 ans. Le capital prêté excède rarement les 70 % du montant de l’acquisition. Le cessionnaire doit apporter les 30 % restants en fonds propres. Des conseillers financiers ou des courtiers spécialisés en crédit professionnel accompagnent les repreneurs tout au long du processus de rachat. En cas de refus d’un crédit professionnel, les cessionnaires peuvent solliciter le médiateur du crédit. Cet organisme public défend les intérêts des entrepreneurs et négocie directement auprès des organismes financiers.

 
 

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