Salaire net, salaire brut, salaire chargé : explications par l'exemple !

Le salaire est la contrepartie monétaire de tout travail. Versé le plus souvent mensuellement, le salaire est fixé librement entre l’employeur et le salarié ou par des conventions applicables à un secteur d’activité. Le montant du salaire doit en revanche respecter certaines règles définies par la loi.
Ainsi, il ne peut pas légalement être inférieur au salaire minimum de croissance (Smic), il doit intégrer des éléments de rémunération prévus par les conventions ou les accords collectifs, respecter le principe d’égalité de salaire entre les femmes et les hommes et celui de non-discrimination. En matière de comptabilité, on distingue le salaire brut, le salaire net et le salaire chargé. Nos explications et notre exemple pour comprendre.
Le salaire brut : le salaire avant prélèvements sociaux et fiscaux
Le salaire brut désigne le salaire que verse un employeur à son salarié avant toute retenue fiscale ou sociale. C’est le plus souvent ce salaire qui est utilisé pour indiquer à un salarié sa rémunération, notamment à l’occasion d’une embauche. Le salaire brut apparaît dans le contrat de travail et sur la fiche de paie.
Le salaire brut englobe, en plus de la rémunération proprement dite, les autres éventuels compléments de salaire (heures supplémentaires, primes, indemnités, avantages en nature, etc.), les cotisations sociales telles que celles que tout salarié verse pour la retraite, la vieillesse, l’indemnisation chômage ou encore l’assurance maladie, et les cotisations sociales patronales, c’est-à-dire celles qui sont à la charge de l’employeur mais qui ne sont pas déduites du salaire brut.
Les cotisations salariales sont d’un montant différent selon le type d’emploi. Elles sont plus élevées pour les cadres : elles représentent environ 25 % du salaire brut contre environ 23 % pour les autres catégories d’emploi non-cadres.
Les cotisations salariales incluses dans le salaire brut sont aussi calculées en fonction du montant du salaire brut qui comprend aussi les congés, les jours fériés et les absences pour cause de maladie.
Il arrive également que l’on parle de « salaire de base ». Celui-ci désigne le salaire brut (donc avant déductions des cotisations sociales) mais sans les éléments de salaire complémentaires énumérés plus haut.
Le salaire net : le salaire après déduction des cotisations sociales
Pour calculer un salaire net, il faut considérer le salaire brut auquel on retire toutes les cotisations salariales (assurance vieillesse, retraite complémentaire, CSG, CRDS, etc.) qui lui sont appliquées et les retenues pour la mutuelle d’entreprise ou les tickets restaurant par exemple. C’est le salaire net qui apparaît en bas d’une fiche de paie. Il représente ce que touche réellement un salarié.
Pour passer du salaire brut au salaire net, il existe une règle simple : il suffit de déduire 23 % au montant du salaire brut pour avoir une idée du salaire net. Ce pourcentage est valable pour les salariés du secteur privé, celui-ci étant différent dans la fonction publique. Il s’agit d’un calcul approximatif, même s’il est proche de la réalité, car le montant des cotisations sociales varient d’un salaire à l’autre. De nombreux simulateurs proposés en ligne aident à calculer de manière plus précise ce salaire net notamment.
À noter que depuis l’instauration du prélèvement de l’impôt à la source début 2019, le salaire qui est versé sur le compte bancaire du bénéficiaire est le salaire net moins les impôts.
Le salaire chargé : ce qui est dépensé réellement par l’employeur
On appelle « salaire chargé », le salaire brut auquel on ajoute les charges patronales, c’est-à-dire les cotisations sociales dues par l’employeur. Ces charges sont calculées sur la base du montant du salaire versé selon des pourcentages différents pour chacune d’entre elles. Les charges patronales sont destinées à financer la Sécurité sociale (assurance vieillesse, assurance maladie, etc.) ou encore les allocations familiales, d’aide au logement, les retraites complémentaires, etc. Elles représentent en moyenne 30 % du salaire versé, mais peuvent aller jusqu’à 42 % pour les salaires élevés.
Le salaire brut, net et chargé par l’exemple
Prenons l’exemple de Monsieur Dupont, non cadre, nouvellement embauché, dont l’employeur lui propose une rémunération mensuelle brute de 1 800 euros.
Les cotisations sociales salariales (environ 23 % du salaire brut) se montent à 400 euros. M. Dupont percevra donc un salaire net mensuel de 1 400 euros qui représentent la rémunération réellement versée sur son compte bancaire.
Au final, le coût réel pour l’employeur, le salaire chargé (salaire brut + charges patronales), équivaut pour lui à 2 426 euros par mois.
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